Les textes qui sont publiés sur ce blog sont ma propriété, les photos sont soit les miennes, soit sous le copyright fabian da costa photographe. Sauf indications de sources de ma part. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

samedi 25 novembre 2017

Hommage

Maître soufi dans la Dargah de Nizamuddin à Delhi
photo fabian da costa



Mon coeur devient capable de toute image:
Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,
Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,
Tablettes de la Torah et livre du Coran.
Je suis la religion de l'amour, partout où se dirigent ses montures,
L'amour est ma religion et ma foi.

Ibn’Arabi


En hommage aux centaines de  croyants soufis égyptiens, massacrés dans leur mosquée par une barbarie aveugle, cette image comme venue du fond des âges, comme une fenêtre ouverte sur un temps de paix, de respect, de paisible transmission d'un maître à ses disciples.

A Delhi, la Dargah de Nizamuddin, est le sanctuaire qui accueille le tombeau de Hazrat Khawaja Nizamuddin Auliya, grand saint du soufisme indien. Chaque jour, des centaines de fidèles viennent chanter et prier devant son mausolée. Nous y avons toujours été reçu avec amitié et bienveillance.



lundi 23 octobre 2017



Voici bien longtemps que je n'avais pas acheté un livre de poésie. Trop longtemps. Celui-ci me sauta aux yeux et au coeur. Il ne parlait que de la mer, toujours et encore - présente, en allée. 

" Nous nous sommes éloignés et lointaine est devenue la mer. elle a descendu nos marches de pierre et nos balustrades : l'eau s'est retirée en sa demeure, sous l'encolure de sa sombre vague. Lentement elle aspirait la surface de la terre et l'asséchait. Alors surgit la terre ferme avec ses stèles de pierre et ses prairies sculptées, des cheminées et des pierres verdies apparaissant peu à peu, et la mer restant à l'arrière, vaste murmure des forêts saccagées."

Je me suis éloigné de la mer...et ne m'en suis jamais consolée.

dimanche 22 octobre 2017

du non agir des citrouilles

photo fabian da costa



Un potager ça se mérite, ça s'enrichit, se sème, se plante, se désherbe, s'arrose...Un compost ça se débrouille tout seul ou presque, à digérer, transformer, usiner, ce qu'on lui jette un peu pèle-mêle au long des jours. 

Et voilà le résultat - deux plants de courges ont décidé de pousser là, et nous n'y sommes pour rien. Elles sont dodues, ventrues, superbes. Il a fallut courir rattraper l'une d'entre elles qui prenait le chemin de la liberté et du ravin. Même le concombre est venu de je ne sais où, s'installer - peut-être juste pour la photo.

Moralité de l'histoire, ne rien faire et laisser faire...c'est bien aussi et moins fatiguant !


vendredi 20 octobre 2017

Athos, la Montagne Sacrée

Contemplation du Mont Athos depuis les balcons du monastère de Simonos Petra


Comment parler du Mont Athos, surtout si l'on est une femme, sans entendre l'éternelle revendication féminine :
 " Et pourquoi les femmes n'ont-elles pas le droit d'y aller ? " Dieu sait, et c'est bien le lieu pour le dire, que je suis féministe - et pourtant, pourtant...


 Aux portes du jardin de la Mère de Dieu

Ouranopolis, trois rues parallèles : L’une au milieu du village, l’autre en bord de mer, la troisième un peu à l’écart. La première, bordée de magasins d’icônes et d’objets religieux, de bijouterie, de souvenirs…la deuxième, celle des restaurants - la troisième, la plus tranquille, abrite une boulangerie, une épicerie, quelques vraies maisons, j’entends par là des lieux où habitent de vrais gens.

La plage appartient aux chats, à leurs amours et à leurs bagarres, quand ils ne sont pas aux aguets sous les tables des convives.

Et malgré tout, en dessous ou en dessus des oripaux des commerces, des restaurants, des vagues de touristes sortant des cars pour y revenir une heure après, Ouranopolis “ la cité du ciel “, demeure toujours la dernière terre habitée avant ce territoire invisible et pourtant si présent, la Sainte Montagne. Le vrai charisme du village vient de cet ailleurs, de ce lointain qu’on ne peut voir, de cette montagne, pôle invisible qui aimante les pensées, les énergies.

Et puis la jetée, embarcadère des départs vers l’Athos et des quelques bateaux qui vont jusqu’aux  îles alentour. La jetée comme une passerelle sur laquelle vont et viennent les pèlerins, au milieu des voitures, des camions, des chargements de bois, de ciment, de vivres.

Des hommes, toujours et seulement. Des moines, beaucoup de moines, quelques anciens accompagnés d’un jeune novice qui porte leurs bagages, les pèlerins qui reviennent et ceux qui embarquent. Et parfois, deux ou trois femmes, les yeux fixés sur le bateau qui tire droit vers le large, puisque depuis des siècles aucune d’entre elles n’a posé le pied sur la terre athonite.

Il serait dommage de se lever “ vent debout “ contre cet “ Interdit “. Il serait navrant que les femmes, ne se souviennent pas de leur dignité. Il serait désolant qu’elles oublient, que si certains cultivent à leurs égards des pensées humiliantes, elles peuvent les leur abandonner, car seule la pensée des femmes sur elles-mêmes, compte.

“ l’Athos ne dit pas non aux femmes , il dit oui à l’inviolable. “ [1] Il dit oui à l’accueil d’un mystère que l’on peut refuser, mais qui a beaucoup à dire si on veut bien l’écouter. Il apprend qu’il est possible de contempler une fleur et de ne pas la cueillir, que certains territoires peuvent se connaître justement, par l’absence et le silence.

Ne plus se croire le droit de tout voir, de tout savoir, parce que cela existe, et bien davantage encore, parce que c’est impossible - plus profondément aussi, respecter la virginité en l’autre et en soi, pour que vienne au monde le Tout Autre, tellement plus important.

Oui, ne pas entrer, mais contempler une toute jeune fille qui se promène dans ce jardin. Elle est celle que Dieu a choisi - une vierge innocente - ce qu’il y avait de plus fragile, de plus fort, de plus précieux en Israël,  pour mettre au monde son Fils, le Fils de l’Homme.

Et voici qu’elle est Reine en ce Jardin. Elle l’a - dit la tradition - demandé comme un cadeau à son fils, et un fils, surtout là-bas, ne refuse rien à sa mère.

Être assise aux portes du Jardin de la Mère de Dieu n’est pas une humiliation, une frustration. C’est la grâce particulière de découvrir en son propre coeur les chemins  qui conduisent vers le Grand Mystère, et ils ne sont pas si différents de ceux que foulent les pieds des pèlerins, sur la Sainte Montagne.

Anne da Costa 

" Le mont Athos, une expérience spirituelle " Ed. Dervy






[1] Bertrand Vergely

jeudi 19 octobre 2017

Le Mont Athos, une montagne sacrée II

l'auteur


son assistante

Une montagne sacrée



Un certain nombre de livres ont déjà été publiés sur la sainte Montagne du mont Athos ; beaucoup sont des récits de voyages, des reportages ou des livres de photographies sur l'architecture des monastères. Mais jusqu'à présent, il existe très peu de documents concernant la vie quotidienne et spirituelle des moines orthodoxes qui peuplent les 20 monastères et les ermitages du mont Athos situé au coeur de la Grèce, endroit fascinant et secret. L'auteur lui-même devenu orthodoxe dans une dépendance du mont Athos, a pu recueillir au cours de ses séjours sur la Sainte Montagne, les témoignages de ses amis moines qui lui ont raconté les parcours des moines et des ermites qui ont qui ont habité et habitent encore sur ces saints lieux, ce qui donne à ces récits une fraîcheur de témoignages collectés de première main.
Fabian da Costa, titulaire d'un DEA d'art byzantin, photographe professionnel, membre de l'agence Gamma Rapho, a été secondé pour l'écriture de ce livre par sa femme, Anne da Costa, écrivain.

( 4ème de couverture)

Voix de femmes

Jardin zen d'Erik Borja



Pour entrer joyeusement, fortement, dans l'intériorité de l'hiver. Pour prendre des forces de lumière et d'espérance, venez, si vous le pouvez, nous retrouver là-bas.


Voix de Femmes
Forum les 11, 12 et 13 novembre 2017
au Centre des Congrès d'Aix-les-Bains (Savoie)


Grande joie de participer à nouveau très bientôt au forum A Ciel Ouvert. Chaque année, depuis 33 forums le même enthousiasme, la même nourriture, fondés sur l'Etre y sont partagés. C'est si rare et si précieux !  Toute l'atmosphère créée est un bain régénérateur très salutaire qui fortifie ; c'est  bon de voir chacun s'exprimer à sa façon, avec simplicité et sincérité.  C'est donc un appel irrésistible et renouvelé à joindre ma voix à ce partage qui nous soutient tous sur notre chemin, et nous encourage à donner le meilleur de nous-mêmes dans tous les domaines de notre vie.
Marie-Agnès Bergeon - animera au Forum une conférence-échanges sur le thème :
« Rôles de femmes et déesses dans le cheminement spirituel »


Voix de femmes en harmoniques pour la plus belle des musiques. Celle qui vient de l’âme et qui emplit, remplit, vivifie.
Au plus intime de nos coeurs, nous savons tous que lorsque le féminin guérit, le monde guérit.
Toute femme qui soigne, chante, peint, écrit, toute femme qui crée de la vie est une déesse et fait venir ici, la divine présence féminine  de Dieu. Voix de femmes bien sûr, et voix d’hommes également, pour oeuvrer dans cet âge de fer et de ténèbres à la restauration de la beauté, de la paix, de l’amour tout simplement.
Anne da Costa - écrivaine, anime des stages d’écriture.


Le forum est une rencontre d'âmes en chemin, curieuses du mystère de la Vie.
Avec joie et enthousiasme, elles célèbrent l'écoute, le silence, la beauté, l'échange, l'inspiration.
Et l'amour nous invite à sa table.
Voix de femmes : voie du féminin. voie du lien, intime, silencieux, festif et créatif avec l'amour au plus profond de notre terre sacrée.
Se crée alors, un nid de paix, de joie et d'abondance qui s'épanouit.
Quel plaisir alors de chanter l'Oeuvre à deux voix : voix de femmes et voix des hommes.
Edith Martens
animera au Forum un atelier de chant « Au cœur du chant de l'être »